©️ Caroline Glorie, Le saut bleu (2024). Pastel tendre sur papier | 21 x 29,7 cm. Avec l’aimable autorisation de Caroline Glorie pour la revue Captures Vol. 9 n°1 "Esthétiques du ratage"

Infos

Titre
Esthétiques du ratage
Collection
Revue "Captures"
Auteurs
Numéro
Volume 9 - Numéro 1
Sortie
Mai 2024
ISSN
2371-1930 (eISSN ; publication électronique)

En art, le ratage est généralement considéré comme un simple échec ou comme un dysfonctionnement dans la réalisation d’un ouvrage, qu’il conviendrait nécessairement de prévenir, sous peine de voir le processus créatif échouer et de ne pouvoir partager l'œuvre ainsi ratée. Marqué du sceau de l’insuccès, de la faille ou du fiasco, le ratage apparaitrait ici comme forcément négligeable. Le terme semble pourtant recouvrir de multiples opérations, procédés, mécanismes ou actes de création qui ne peuvent être réduits au seul écart à un déroulement efficace ou vertueux, ou au seul objet non conforme que le ratage engendre. L’histoire de l’art contemporain et des industries culturelles est ponctuée par de multiples moments et occurrences de ratage devenus célèbres ou, au contraire, tombés dans l’oubli du public, que le présent dossier entend étudier en prenant la notion même de ratage à rebours de la disqualification qu’elle présuppose d’ordinaire. Un ensemble hétérogène d’opérations et de fruits du ratage inscrit dans les champs du cinéma, de la bande dessinée, du spectacle vivant, de la photographie, du dessin et de l’architecture, permettent ainsi de dépasser le simple constat, jugement de valeur ou de goût, pour approcher ce qui, précisément, résulte d’un geste qui aura été, malgré tout, poussé jusqu’à son aboutissement. Contre sa stricte assimilation à l’échec, le ratage est donc examiné dans ce volume notamment en tant que révélateur de mécanismes et de normes formelles ou institutionnelles, en tant que moteur de la création artistique, en tant qu’incartade involontaire et inconsciente, ou en tant que finalité de l’acte de création lui-même. Ce dossier trace ainsi les contours épistémologiques possibles d’une esthétique du ratage, résolument placée sous le signe de la surprise, de la réécriture, de la déviation ou encore de la dérision.

 

 

DIRECTEUR.ICES

Jeremy Hamers

Lison Jousten

Frédéric Monvoisin

Dick Tomasovic

 

ARTICLES

Fanny Barnabé

Emmanuel Béhague

Livio Belloï & Fabrice Leroy

Damien Darcis

Emmanuel D'Autreppe & Marie Sordat

Jean-Michel Durafour

Maud Hagelstein

 

CONTREPOINTS ARTISTIQUES

Alexander Kluge (trad. J. Hamers & C. Letawe)

Karel Logist

Fanny Pluymers

Collectif LABORARE

 

ILLUSTRATIONS

Caroline Glorie

Publié le

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